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Dutanga Amakuru atosoye kandi yakozweko amatohoza yo mumizi

Mugihe ibiganiro bihuza abaserukira ubutegetsi bwa Petero Nkurunziza hamwe n’umugabwe wiwe CNDD FDD vyatanguye kw’igenekerezo rya 28 kigarama bitangujwe n’umukuru w’igihugu ca Uganda bwana Yoweli Kaguta Museveni ,amajambo yabategetsi bamwe bamwe bari murivyo biganiro yamaze kuja ahabona.

Kuruhande ry’abasanzwe bari murunani CNARED GIRITEKA ,uwusanzwe abaserukira akongera akaba n’umwe mubahoze ari umushingamateka mu Burundi bwana Leonard Nyangoma niwe yabaserukiye ndetse n’inawe yashikirije iciyumviro cabasanzwe bari murunani CNARED GIRITEKA.

Raba ngaha musi wongere usome ivyo bwana Leonard Nyangoma yaserukiye urunani CNDARED yashikirije :

Excellence Monsieur le Président de la République Ougandaise, Médiateur dans la crise burundaise :

Excellence Monsieur le Vice-Président de la République Ougandaise, Médiateur dans la crise burundaise ;

Excellence Monsieur le Premier Ministre de la Republique Ougandaise ;

Monsieur le Secretaire General de la Communaute de l’Afrique de l’Est ;

Messieurs les anciens Presidents de la Republique du Burundi ;

Messieurs les ministres ;

Monsieur le Representant de l’Union Africaine ;

Monsieur le Representant de l’Union Europeenne ;

Monsieur le Representant du secretaire General des Nations Unies ;

Messieurs les envoyes speciaux ;

Messiers les membres du corps diplomatique et consulaire ;

Chers compatriotes membres des differentes delegations burundaises ;

Au nom du Conseil National pour le Respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit-CNARED-GIRITEKA, permettez-moi, de prime abord, de m’acquitter d’un très honorable devoir, à savoir la présentation des remerciements :

Très chaleureusement, je tiens à témoigner ma profonde gratitude au peuple ougandais en général pour son hospitalité, au Président de la République Ougandaise en particulier pour sa disponibilité : malgré un calendrier très chargé, Son Excellence Yoweli Museveni a bien voulu accepter la lourde tâche de médiation dans la crise burundaise.

Nos remerciements vont également à ses pairs de la Communaute de l’Afrique de l’Est et de l’Union africaine, qui n’ont ménagé aucun effort pour contribuer à la résolution de cette crise.

J’exprime aussi mes sentiments de gratitude aux pays de l’Union européenne comme la Belgique, la France, les Pays-Bas et la Suisse. Que les Etats-Unis se reconnaissent aussi dans cette liste non exhaustive des nations auxquelles nous devons beaucoup dans notre lutte pour la sauvegarde de l’Accord de paix d’Arusha et de la Constitution.

A l’union africaine, à l’Union européenne, à l’Organisation des Nations unies ainsi qu’à toutes les personnalités qui se sont mobilisees pour crier au secours, nous disons également merci. Sans leur intervention les souffrances des Burundais auraient été vécues à huis clos.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Je voudrais ensuite saluer la bravoure, la détermination et la résistance du peuple burundais, surtout les jeunes, contre la tyrannie que lui impose, depuis une longue et pénible décennie, le régime en place à Bujumbura. Hommage à nos courageux journalistes qui ont refusé d’être bâillonnés, contraints à la pensée unique ou réduits au silence.La destruction des medias independants,le harcelement des journalistes privent le peuple burundais de son droit a l’information et les maintient dans une atmosphere de tension et de panique constante lies par le discours de la haine du pouvoir. Hommage à nos organisations de la société civile qui ont fait du Burundi le pays des mille témoins, des mille voix, des mille versions, des mille débats, de mille protestations. Et je rends hommage à toutes les victimes, connues et anonymes, aux prisonniers, aux enlevés et disparus sans laisser de traces, aux étranglés, aux gens ligotés et jetés dans les trous ou les précipices, dans les fleuves ou les lacs ; hommage aux fusillés, aux morts d’inanition, aux torturés, aux morts sans sépulture. A tous, nous devons le respect, la vérité et la justice. Je vous d’observer d’une minute de silence.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Une question se dresse devant nous : c’est celle de la raison de nos malheurs. Celle de la nature et de l’origine du conflit burundais. Qui s’oppose à qui ? Pour le CNARED- GIRITEKA, le conflit actuel n’oppose pas les ethnies comme veut l’accrediter le regime de facto de Bujumbura dans sa campagne pour justifier ses crimes. Il n’oppose pas non plus le Burundi et un autre pays, fût-il l’ancien colonisateur ou l’un ou l’autre des pays voisins. Le conflit est fondamentalement politique, économique et social. Ce système refuse le pluralisme politique et social, divise délibérément les partis d’opposition en avalisant des congrès illégaux, ferme et verrouille l’espace politique, monopolise l’administration publique, viole constamment les lois.Un tel système, foncièrement intolérant et violent peut-il organiser des élections crédibles ? Peut- il les organiser et les perdre ? Peut-il être pour la limitation des mandats et l’alternance ?

Au niveau judicaire, la magistrature est instrumentalisée par l’Exécutif. Au Burundi, on parle plus de justice mais de la loi de la jungle !

Comme tout ce chapelet de misères ne suffisait pas, une clique d’extrémistes a tout fait pour saper la cohésion et la sécurité publique en mettant en place une milice, la jeunesse les Imbonerakure, en les revêtant des tenues de la police et de l’armée.

Excellences, Mesdames et Messieurs,

C’est pour lutter contre ce système que s’est constitué le CNARED que j’ai l’honneur de présider.

La crise consécutive à la candidature de Pierre Nkurunziza pour un 3ème mandat illégal n’a été, en réalité, que la suite logique d’une longue série des mauvaises habitudes, de vices et de malheurs, qui ont caractérisé les dix ans de règne de Nkurunziza et de son parti. Aussi serait-il insuffisant et inefficace de traiter l’effet sans remonter aux causes ; nous nous devons de diagnostiquer le mal à la racine et, ensuite, d’appliquer la thérapie appropriée.En clair,le nœud du probleme burundais c’est bien le systeme Pierre Nkurunziza. Or, il existe de très nombreux contentieux :

  1. Des Contentieux politiques lies au non respect de l’accord d’Arusha et la constitution.
  2. Des Contentieux sécuritaires materialises par la creation de la milice Imbonerakure et la destruction des corps de defense et de securite.
  3. Les Contentieux juridiques lies l’elaboration des lois liberticides.
  4. Les Contentieux économiques dus notamment a la corruption et les malvelsations economiques..

 

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Au regard de tous ces contentieux ; tenant compte de la nécessité d’aller à l’essentiel et d’avancer rapidement vers des solutions viables et pratiques, le CNARED propose l’agenda suivant :

  1. Le rétablissement de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de la Constitution de la République du Burundi ;
  2. La situation sécuritaire du pays et l’état de la justice ;
  3. Les conséquences du 3ème mandat ;
  4. La relance, la gouvernance et la réhabilitation économiques ;
  5. Les institutions de transition ;
  6. Calendrier et garanties de la mise en application de l’accord conclu.

 

Toutes ces questions devraient être examinées, afin que nous stabilisions à nouveau notre contrat social. Au nom du CNARED-GIRITEKA, j’aimerais demander aux deux parties en conflit de privilégier les intérêts supérieurs de la nation et du peuple burundais pendant ces pourparlers. Je demande surtout à la partie adverse de retrouver la voie du bon sens et de la raison. Car en effet, peut-on avoir raison et se retrouver en butte à la désapprobation quasi unanime de la communauté internationale ? Peut-on gérer la nation avec équité et voir des centaines de milliers de citoyens abandonner leurs biens et se retrouver en exil, exposés à des épidémies, aux affres de l’incertitude et de la dépendance totale ? Peut-on gérer un pays en bon père de famille et le voir sur la liste des pays les plus corrompus au monde, les plus pauvres au monde, les plus violents au monde, les premiers au monde à pratiquer la dictature ?

Excellences, Mesdames et Messieurs,

Avant de terminer mon propos,je saisis cette occasion pour saluer la decision de l’Union Africaine d’envoyer les troupes d’intervention au Burundi pour la protection de la population et la prevention d’un genocide politico-ethnique qui plane sur le Burundi.

En ce qui concerne le CNARED,je veux ici prendre un engagement que nous voulons des négociations sérieuses, sans faux fuyants.Nous invitons d’autres organisations qui nous ont rejoint dans la salle d’assumer reellement le role de l’opposition egalement sans faux fuyants conformement a l’article 173 de la Constitution. Nous sommes prêts à discuter de toutes les questions pour l’intérêt du peuple.Nous voulons construire les institutions fortes et elles ne seront fortes et stables que si les dirigeants respectent la loi et la parole donnée, s’ils sont élus régulièrement de façon juste et transparente, s’ils gèrent le patrimoine national en ayant à cœur le bien de tous et non d’une petite minorité. Bref, s’ils peuvent dire au peuple burundais, en toute sincérité, ce mot du prince Louis Rwagasore heros de l’independance du Burundi : « Vous nous jugerez à nos actes et votre satisfaction sera notre fierté »

Je vous remercie .

 

 


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